Techniques de broderie d'art

Cette fiche est proposée dans une démarche de partage du savoir. Elle présente une méthode personnelle et ne remplace pas un apprentissage accompagné.
Le cadre de ces fiches est précisé dans la page de présentation.

Les schémas présentés dans ce support pédagogique sont des supports d’apprentissage et ne peuvent être réutilisés sans autorisation.

Tambour ou métier à broder ?

Je répète souvent qu’il n’y a pas besoin d’un métier à broder pour broder au crochet de Lunéville, mais de deux mains libres.

Pour biens des raisons, le métier est plus agréable, mais le tambour peut être suffisant et utile selon les situations. Tour d’horizon de chaque méthode, de leurs avantages et inconvénients, et du matériel nécessaire pour travailler avec.

Métier à broder

Le métier à broder, bien installé, est relativement agréable. Le tissu sera bien tendu, il existe des techniques pour le retendre, la position ergonomique et la surface de travail est très grande.

Bien qu’il nécessite encore beaucoup de place (tant dans son utilisation que dans son rangement), des métiers plus accessibles financièrement sont désormais disponibles. Toutefois, un bon métier, de bons tréteaux et un bon siège seront plus cher qu’un tambour, mais votre dos vous dira merci.

Par ailleurs, pour ceux ayant des soucis de mobilités, il est possible d’étendre ses jambes, voire de prendre un métier avec deux supports latéraux afin de s’installer dans un canapé.

Enfin, pour ceux ayant des compétences de bricolage du bois, ce sera un jeu d’enfant de le réaliser.

Le meilleur métier reste le métier à mortaise, mais il est aussi le plus lourd et le plus cher. Viens ensuite le métier à lattes, puis le métier « rouleau ». Celui-ci permet d’enrouler le travail, à condition de ne pas avoir trop de perles/broderies en relief. Il est léger, et très accessible niveau prix. Par ailleurs, selon les utilisations, Véronique de Luna propose un support, entièrement repliable, permettant d’avoir un seul tréteau, parfait pour les déplacements. C’est celui que j’utilise en salon afin de pouvoir me mouvoir sans tout déplacer à chaque fois.

Un métier à broder ne va pas sans tréteaux. Vous trouverez des tréteaux simple, en V inversé, à petit prix. Il sont cependant encombrants, tant dans l’utilisation que dans le rangement.

Pour se déplacer, les tréteaux kipli, entièrement pliables sans rien démonter.

Enfin, les tréteaux réglables en hauteur et avec des pieds plats sont l’idéal pour travailler. Il ne gêneront pas votre siège, et la hauteur réglable est très agréable pour le dos.

Si vos tréteaux sont sans hauteur réglable, il est possible d’utiliser un fauteuil réglable à la place.

Pour monter votre métier à broder, vous aurez besoin d’un mètre ruban, de fil de couture solide et d’une aiguille. La couleur du fil importe peu mais pensez à la solidité. Cela vous permettra de coudre le tissu aux coulisses de sergé du métier. Des épingles en quantité seront indispensables, afin d’installer votre ruban de sergé préférez les épingles fines, d’environ 3cm, sans têtes.

Optionnel mais personnellement indispensables, les poignées permettront de bien serrer votre métier. Selon vos besoins, vous pouvez aussi utiliser un serre vis papillon ou un tournevis. Ajustez selon vos besoins.

Enfin, vous aurez besoin de ruban de sergé, de 3cm minimum de large. Aussi appelé tirettes, elles permettent de tendre le tissu sur les côtés. Il vous faudra au moins 10m, afin d’être à l’aise sur un grand métier. Personnellement, j’aime en avoir beaucoup pour varier d’un métier à l’autre. Vous pouvez aussi utiliser un ruban de 0,5mm de large si vous souhaitez monter votre métier comme pour le point de Beauvais.

Tambour

Le tambour généralement rond, est un indispensable pour tout brodeur. Généralement trouvé à petit prix, ou même chez soi, il permet d’éviter une grosse dépense. Toutefois, le tissu sera généralement moins tendu mais l’installation est plus facile.

Attention toutefois : L’utilisation d’un tambour n’est pas si simple qu’il n’y parait. Généralement utilisé tel quel, il faut en réalité d’abord entourer au moins le cercle interne de ruban de sergé ou de coton, d’une largeur d’environ 1cm. Cela permet de véritablement maintenir et tendre le tissu. Pensez également à utilisez un tournevis afin de serrer la vis.

Il vous faudra vos deux mains libres, en utilisant soit un support de tambour, soit des grosses pinces à trouver en magasin de bricolage.

Le support est pratique, en prenant celui se plaçant sous la cuisse, il peut être utilisé partout et peut être attaché à une table avec n’importe quel grosse pince ou serre-joint. Il permet aussi de régler le tambour en hauteur mais il est aussi inclinable vers vous, permettant de contrebalancer la position voutée du métier à broder. 

Les grosses pinces ne sont pas très pratiques, encombrantes sur la zone de travail, mais elles ont l’avantage d’être très petit budget.

Enfin le tambour aura un gros avantage et un gros inconvénient : Le gain de place, pour celles et ceux qui seraient en studio, n’est vraiment pas négligeable. En revanche, avec cela, vient évidemment, une surface de travail réduite.